Yannick Noah et ses problèmes fiscaux

« Un homme qui prétend être irréprochable en matière notamment fiscale, et qui fait intervenir en première partie de son meeting un chanteur qui doit 580 000 euros au fisc français n'est pas crédible ». « L’homme », c’est François Hollande. « Le chanteur », Yannick Noah. Cette phrase ? Elle est signée, Valérie Rosso-Debord, députée UMP.
Le fisc lui réclame plus de 580 000 euros pour ne pas avoir payé ses impôts entre 1993 et 1994. Yannick Noah vivait alors en Suisse. Cependant, les agents du fisc ont établi qu’il avait passé davantage de temps dans l’Hexagone qu’en Suisse et donc qu’il était assujetti à l’impôt sur le revenu français sur cette période. De contestations en recours, le litige s’éternise depuis presque 17 ans. Cela justifie-t-il les critiques lancées par l’UMP dimanche dernier ? Pas aux yeux de Yannick Noah : « À partir du moment où j’ai décidé de m’afficher au côté du candidat qui incarne pour moi le changement, c'est-à-dire M. François Hollande, c'est vrai que forcément je me retrouve être la cible de l'équipe d'en face. C'est de bonne guerre, c'est normal ». Cependant, il a estimé qu’en le présentant comme un mauvais citoyen, « on commence à tirer un petit peu sous la ceinture ».
« Le fisc me réclame des impôts depuis 1994, a-t-il continué. Je suis un citoyen comme tout le monde, je peux défendre mes droits et je ne suis pas du tout d’accord par rapport à ce qu’on me demande. » Le jour où le conflit sera définitivement tranché, il prendra acte de la décision sans rien dire promet-il. « Ou je ressors tranquillement et je serai très content, les mains dans les poches, sans soucis, sans redressement ou alors j'ai à payer et à ce moment-là je paierai. » En attendant ce jour, le supporter le plus populaire de François Hollande menace de poursuivre en justice ceux qui l’ont brocardé : « J’ai pas tout suivi parce que c’était un tir groupé assez intense, mais je me réserve le droit d’attaquer les uns et les autres. »


























